Patrimonialiser l’extimité des créateurs(trices) de contenu familiaux sur Instagram : Entre geste mémoriel et marchandise émotionnelle

Que devient la mémoire familiale à l’ère d’Instagram ?

Dans le cadre du séminaire PRAXIS – CREM, qui s’est tenu à Nancy le 05 mai 2026, j’ai présenté ma recherche sur les pratiques mémorielles des créateurs(trices) de contenu familiaux sur Instagram.

Cette recherche sera développée dans une communication détaillée lors du colloque international IMPEC 2026 « Cultures de l’information, pédagogies médiatiques et interactions par écrans » qui se tiendra du 01 au 03 juillet 2026 à l’Institut catholique de Paris.

Les réseaux sociaux numériques ont reconfiguré les pratiques mémorielles familiales. Là où les familles conservaient autrefois leurs souvenirs dans des albums rangés dans des armoires, elles documentent aujourd’hui leur quotidien en temps réel sur des plateformes participatives comme Instagram. Dans ce cas, que devient le geste mémoriel familial lorsqu’il est confié à des dispositifs marchands ?

Ma recherche s’inscrit dans le cadre de la patrimonialisation numérique familiale, une notion que j’emprunte en la déplaçant de son sens institutionnel vers les pratiques des familles contemporaines. Il s’agit d’interroger les conditions dans lesquelles une trace numérique peut devenir un support de mémoire, de témoignage et de transmission familiale (ou ne pas le devenir).

Mon enquête se base sur un terrain français dans lequel j’analyse la manière dont ces créateurs(trices) de contenu articulent le geste mémoriel et les logiques marchandes des plateformes. Plusieurs tensions structurent ce terrain : entre intime et extime, entre intentionnalité de transmission et économie de l’attention, entre pouvoir d’agir des créateurs et formatage par les dispositifs algorithmiques.

Cette recherche s’inscrit dans le cœur du projet PRAXIS « (Sur)vivre sur Terre », penser ce que c’est qu’habiter un présent numérique et préparer un futur familial pour les générations à venir.